Qui suis-je ?

Bonjour à tous !

 

Je suis Séverine, enseignante et maman de deux grands enfants. Je vis dans les Yvelines, à l’ouest de Paris. Et voilà près de 40 ans que je vis auprès des chats.

 

Mon premier chat m’a été offert par mon père lorsque j’avais 8 ans. C’était un chat tout gris avec de beaux yeux verts, affublé d’un “pedigree” hétéroclite, et biennommé “Tagada”.
Je revois encore cette petite boule de poil lovée sur le canapé, que j’ai découverte un beau jour en rentrant de l’école. La surprise préparée par mes parents fut pour moi un tel choc (je voulais un chat depuis des années !) que j’ai tout d’abord fait semblant de ne pas voir le chaton, tant les émotions étaient difficiles à gérer !

 

Ce petit Tagada accompagna mon enfance, mon adolescence et le début de ma vie de jeune adulte. Que d’amour, de réconfort, d’angoisses et de frayeurs il apporta dans ma vie !
Pourtant stérilisé, il disparut plusieurs fois lors de vadrouilles bien trop longues à mon goût ; il chuta du septième étage sur une dalle en béton et s’en sortit miraculeusement indemne, juste un peu sonné par le choc.
Il finit sa vie de vieux chat dorloté par mes grands-parents à la campagne et mourut de sa belle mort sur des couvertures en mohair.

 

Ce fut alors au tour de Marquise et Pacha de rentrer en lice.
L’une était une roturière (comme son nom ne l’indique pas), noire à gants blancs, trouvée errante dans la rue, et l’autre un Persan roux de type jugé décevant par son éleveuse qui me le céda à bas prix lors d’une exposition féline.
Les ronrons de ces deux-là accompagnèrent ma vie d’étudiante jusqu’à la naissance de mes enfants.
Un cancer et une insuffisance rénale sévère les emportèrent assez brutalement à quelques mois d’intervalle.

 

Mes enfants étant petits, nous nous lançâmes alors dans l’élevage “pédagogique” de poissons, phasmes, souris, hamsters, gerbilles. C’est d’ailleurs l’élevage de gerbilles qui me fit découvrir et me donna goût à la génétique des couleurs.

 

Mais trop d’années étaient passées sans félins à la maison. C’est donc naturellement que Pistache entra en scène. Petite chatonne tricolore d’une portée d’un ami, Pistache déboula comme une fusée dans notre vie de famille. Peur de rien, mi-ange, mi-démon, tour à tour collante et distante, nous menant à la baguette.

 

Ce fut au moment où nous sommes allés voir cette toute petite Pistache de quelques jours à peine que l’idée de faire naître des bébés chats germa dans ma tête. Mais je voulais faire les choses dans les règles et j’ai décidé de me former un minimum, en plus de mes recherches sur Internet.
J’ai donc suivi la formation du LOOF (dispensée entre autres par des vétérinaires de l’ENVA, l’école vétérinaire de Maisons-Alfort), et j’ai obtenu le CETAC (devenu depuis le CCAD : Certificat de Capacité des Animaux Domestiques, option chat).

 

Je me suis ensuite mise en quête de deux reproducteurs de race… Somali ! 🙂 J’avais découvert ce chat en surfant sur le net. Son long manteau de renard et son caractère en or m’avaient séduite.

Une éleveuse contactée m’accueillit très fraîchement et me découragea tout net de me lancer dans l’élevage. Elle me prédit les pires horreurs (mises-bas apocalyptiques, césariennes sanglantes au cœur de la nuit, chatons infirmes, épidémies ravageuses, etc.).
Je la remerciai de ses bonnes ondes et lui répondis que j’allais en effet abandonner mon projet d’élevage de Somalis… pour élever plutôt des Angoras Turcs ! 🙂
(De morphologie et de caractère proches, cette race m’avait également tapé dans l’œil au cours de mes recherches somaliennes.)

 

Après quelques contacts plus ou moins décevants là encore, je suis tombée sur Christine Gaudron, la présidente du Club Européen de l’Angora Turc (CEAT), qui m’a laissé entendre que, contre toute attente, il arrivait parfois qu’un chaton survive à sa naissance et même que sa mère échappe à l’éventration lors de la mise-bas…
J’en fus bien aise 🙂

Je fus invitée dans la foulée à l’Assemblée Générale du CEAT qui avait lieu peu de temps après, et voilà comment je fis mon entrée en 2009 dans le monde un peu fou de l’Angora Turc et des chats-gagas.

 

La douce Esquisse de la Mer de Marmara et le gentil Estoc de l’Arc de Lune arrivèrent peu après, et leur première portée de 4 chatons en pleine forme vit le jour au printemps suivant. Un moment magique !

Depuis, d’autres merveilleux Angoras Turcs sont entrés dans ma vie, au gré des coups de cœur, des rencontres et des partenariats. Les demoiselles chats : Félie, Isba, Infinie, Javane, Luce, Molly, Moune, Mésange, Prunelle, Phénomène… et leurs beaux fiancés : Geek, Gainsbourg, Jungle, Cheluskin, Monty, Nelson, Odyss… m’ont offert d’adorables et splendides chatons.

 

Bien sûr tout ne s’est pas toujours déroulé de manière idyllique. Il y eut des nuits blanches et des heures sombres, des moments de grande tristesse, de découragement et de doutes sur l’avenir. Certains petits anges ont quitté ce monde bien trop tôt, des séparations douloureuses ont été nécessaires et le seront encore.
J’ai peu à peu découvert le monde particulier de l’élevage, ses codes déroutants, et les relations parfois difficiles avec les éleveurs du fait de la charge affective inhérente à cette activité.

 

L’éleveuse rabat-joie de Somalis n’avait pas tout à fait tort, l’élevage a des côtés très éprouvants. Mais elle avait oublié de me dire qu’ils étaient compensés au centuple quand on voyait téter un bébé chat tout juste né, ronronner une minette pendant sa mise-bas, jouer deux chatons turbulents, et quand on voyait gagater un adoptant à 4 pattes sur notre tapis devant son futur petit compagnon…

 

Voilà pourquoi depuis bientôt 10 ans ma passion reste intacte… Chaque épreuve et chaque moment de joie donne chaque année plus de sens à mon choix.

 

Tagada

Pistache